{"id":6106,"date":"2012-06-07T00:11:28","date_gmt":"2012-06-07T00:11:28","guid":{"rendered":"http:\/\/retraiteenaction.ca\/blogue\/?p=6106"},"modified":"2015-09-04T16:44:58","modified_gmt":"2015-09-04T16:44:58","slug":"les-16-et-17-octobre-1991-evasion-chroniques-de-voyage-a-bord-du-voilier-arabesque","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.retraiteenaction.ca\/le-magazine\/2012\/06\/07\/les-16-et-17-octobre-1991-evasion-chroniques-de-voyage-a-bord-du-voilier-arabesque\/","title":{"rendered":"Les 16 et 17 octobre 1991 &#8212; \u00c9vasion : Chroniques de voyage \u00e0 bord du voilier Arabesque"},"content":{"rendered":"<p>\u00c0 quai, le mercredi 16 octobre 1991<\/p>\n<p>6 h Lever. Nuages. Vents l\u00e9gers, mer calme, du moins, l\u00e0 o\u00f9 nous sommes.<br \/>\n7 h 40. Pr\u00eats \u00e0 d\u00e9marrer, mais le moteur refuse de tourner! Apr\u00e8s plusieurs essais infructueux, Paul se rend \u00e0 la marina de Brewerton o\u00f9 nous \u00e9tions pass\u00e9s lundi. Ces gens sont des d\u00e9taillants autoris\u00e9s et m\u00e9caniciens pour Volvo Penta (notre moteur est justement de cette marque). Le m\u00e9canicien Ed Butts revient avec Paul \u00e0 bord. Il apporte une batterie pour recharger nos accus, qui sont maintenant presque \u00e0 plat. Mais l\u00e0 ne r\u00e9side pas la cause de la panne. Apr\u00e8s consultation avec d\u2019autres machinistes \u00e0 la marina, Ed nous annonce que les injecteurs qu\u2019il a v\u00e9rifi\u00e9s \u00e0 leur atelier sont encrass\u00e9s! Et pourtant, partis du Canada depuis seulement\u00a0 10 jours et avec un moteur remis \u00e0 neuf, ce diagnostic surprend&#8230;<br \/>\n10 h 40 Ed repart avec les injecteurs qui seront envoy\u00e9s \u00e0 Syracuse pour \u00eatre nettoy\u00e9s. Esp\u00e9rons qu\u2019ils feront vite et bien, car on risque de prendre racine ici .En attendant, on fait un saut vers la buanderie locale, tr\u00e8s moderne et raisonnable. Dommage qu\u2019on ne puisse y trouver des douches&#8230; J\u2019y s\u00e8che \u00e9galement une couverture, car la pluie qui a dur\u00e9 24 heures a encore augment\u00e9 l\u2019humidit\u00e9 de la nuit derni\u00e8re et a impr\u00e9gn\u00e9 cette couverture. Pendant ce temps, Paul va au ravitaillement. On mangera de la poitrine de dinde r\u00f4tie et des haricots verts frais, ce soir. Par chance, le soleil brille depuis 9 h 30 et j\u2019ai emmen\u00e9 Mam\u2019selle en promenade. Elle doit trouver sa vie \u00e0 bord, dr\u00f4lement \u00ab encabanant \u00bb. Autre journ\u00e9e d\u2019attente que nous supportons moins bien que la veille- surtout que nos probl\u00e8mes de m\u00e9canique pourraient encore nous retenir dans ce minuscule bled, demain&#8230;<br \/>\n*** Un rayon de soleil dans l\u2019humidit\u00e9 de notre vie : justement apr\u00e8s les tristes r\u00e9flexions, ci-dessus, Paul se rend \u00e0 une maison dont le terrain est attenant au parc. S\u2019adressant aux propri\u00e9taires, un jeune couple, Debbie et David Ryan il leur demande la permission de brancher une rallonge \u00e9lectrique dans une prise \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de leur maison. Il leur explique la raison de notre pr\u00e9sence depuis 3 jours et leur dit que nous raccorderions notre chaufferette \u00e9lectrique s\u2019ils sont d\u2019accord. La m\u00e9t\u00e9o pr\u00e9voit une temp\u00e9rature de 20 \u00baF ce soir. Et en m\u00eame temps, on pourrait recharger nos batteries de 12V. Ce couple est d\u2019accord et nous offre m\u00eame de venir nous r\u00e9chauffer et \u00e0 manger dans leur jolie maison terrasse (Townhouse). On leur explique que nous avons tout le n\u00e9cessaire, que c\u2019est seulement l\u2019humidit\u00e9 et le froid qui nous g\u00eanent. De plus, les Ryan refusent toute compensation mon\u00e9taire pour les frais d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 et \u00f4 d\u00e9lices! nous invitent \u00e0 aller prendre une douche. ACCEPTONS avec plaisir, car depuis le 13, \u00e0 Oswego, aucune occasion de vraies ablutions.<br \/>\nEtonnante, cette g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 envers de purs \u00e9trangers, o\u00f9 dans cette \u00e8re de commercialisation, on serait port\u00e9 \u00e0 croire que de tels gestes ne sauraient exister.<br \/>\nEnsuite, Paul leur laisse une bouteille de vin blanc, comme gage de notre appr\u00e9ciation. Gr\u00e2ce \u00e0 eux, une douce chaleur r\u00e8gne chez nous et on pourra dormir au sec (et propres) ce soir ! <!--more--><\/p>\n<p>Brewerton, NY &#8211; Rome, NY , le 17 octobre 1991<br \/>\n43\u00ba 13&prime; 70&Prime;\u00a0\u00a0 \u00a076\u00ba 08&prime; 27&Prime;<br \/>\n8 h 30 Ed Butts nous surprend en rapportant de nouveaux injecteurs en plus les anciens qui ont \u00e9t\u00e9 usin\u00e9s et pourraient nous d\u00e9panner \u00e0 l\u2019occasion. Il se met au travail. Mais \u00e0 10h, le moteur ne fonctionne toujours pas et Ed nous dit que la tuyauterie \u00e0 carburant a des fuites- il doit serrer les joints, mais en brise un ce faisant. Retour \u00e0 l\u2019atelier pour y chercher une nouvelle pi\u00e8ce.<br \/>\n10 h 25Bravo! Le moteur ronronne. Vers 11 h 30, apr\u00e8s avoir fait le plein d\u2019eau \u00e0 la Marina et<br \/>\napr\u00e8s nous \u00eatre acquitt\u00e9s de la note : 367,24 $U.S., on est enfin en route. Audition d\u2019Amazing Grace. 11 h 45 Premi\u00e8re bou\u00e9e du fameux lac Oneida- la 139. Aujourd\u2019hui, le lac est vraiment calme, est-ce possible? De m\u00eame que les vents. Seulement quelques nuages au sud. Je suis barreuse pendant les deux premi\u00e8res heures sous un ciel d\u2019azur ensoleill\u00e9. La temp\u00e9rature monte \u00e0 70 \u00baF. On commence \u00e0 enlever quelques pelures (surv\u00eatements). Pendant ce temps, le Capitaine s\u2019affaire \u00e0 des travaux domestiques : laver la vaisselle d\u2019hier soir et de ce matin, puis\u00a0 ranger un peu la cabine. Je le laisse faire, heureuse de cet \u00e9change de t\u00e2ches.<br \/>\n13 h Paul raccorde le pilote automatique qui s\u2019acquitte bien de sa t\u00e2che pendant une dizaine de minutes, puis soudainement ne r\u00e9pond plus aussi bien \u00e0 l\u2019allure programm\u00e9e. Inqui\u00e8te, je le supprime et reprend mon poste.<br \/>\n14 h Paul prend les commandes et je pr\u00e9pare le d\u00e9jeuner. Mangeons\u00a0 sur le pont &#8211; il fait si beau et vers 14 h 40, on quitte enfin sans regret, le n\u00e9faste lac Oneida \u00e0 Sylvan Beach.<br \/>\nEt c\u2019est dans le Canal \u00c9ri\u00e9 aux mille d\u00e9tours bord\u00e9s d\u2019arbres habill\u00e9s de teintes automnales, que nous allons maintenant nous engager. Il ne nous restera que 20 \u00e9cluses \u00e0 n\u00e9gocier apr\u00e8s notre arriv\u00e9e \u00e0 Rome \u00e0 19 h. Nous amarrons au quai pr\u00e8s d\u2019un terminus de bateaux, heureux des 36 milles parcourus depuis ce matin.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 quai, le mercredi 16 octobre 1991 6 h Lever. Nuages. Vents l\u00e9gers, mer calme, du moins, l\u00e0 o\u00f9 nous sommes. 7 h 40. Pr\u00eats \u00e0 d\u00e9marrer, mais le moteur refuse de tourner! Apr\u00e8s plusieurs essais infructueux, Paul se rend \u00e0 la marina de Brewerton o\u00f9 nous \u00e9tions pass\u00e9s lundi. 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