{"id":7873,"date":"2013-08-11T08:20:42","date_gmt":"2013-08-11T12:20:42","guid":{"rendered":"http:\/\/retraiteenaction.ca\/blogue\/?p=7873"},"modified":"2017-11-02T12:41:55","modified_gmt":"2017-11-02T16:41:55","slug":"retraites-migrateurs-recit-dune-globe-trotter-suite-a-un-voyage-au-bresil","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.retraiteenaction.ca\/le-magazine\/2013\/08\/11\/retraites-migrateurs-recit-dune-globe-trotter-suite-a-un-voyage-au-bresil\/","title":{"rendered":"Retrait\u00e9s migrateurs (R\u00e9cit d&rsquo;une globe-trotter suite \u00e0 un voyage au Br\u00e9sil)"},"content":{"rendered":"<p>Par: Lucille Fauteux,<\/p>\n<p>(Globe-trotter, \u00e9pouse, maman de trois fils et mamie de six petits-enfants &#8211; Ottawa)<\/p>\n<p>[slideshow_deploy id=&rsquo;7891&prime;]<\/p>\n<p>En 1967, New York m\u2019a inocul\u00e9 la passion du voyage. Une piq\u00fbre contagieuse avec 92 pays au compteur sur 6 continents. Mes int\u00e9r\u00eats riment avec nature, culture, aventure, circuits hors normes, splendeurs in\u00e9dites, flore et faune insolites. J\u2019adore les belles rencontres avec les peuples authentiques et les minorit\u00e9s ethniques. Apr\u00e8s avoir boss\u00e9 pendant 30 ans \u00e0 l\u2019\u00e9cole des petits, tout en explorant la plan\u00e8te bleue l\u2019\u00e9t\u00e9, la retraite me permet de bourlinguer \u00e0 l\u2019\u00e9cole du monde l\u2019hiver et l\u2019automne. \u00abIl n\u2019existe pas de rem\u00e8de \u00e0 la curiosit\u00e9.\u00bb Ellen Pare.<!--more--><\/p>\n<p>Ma derni\u00e8re escapade d\u2019un mois, avec mon conjoint, \u00e0 l\u2019hiver 2013, m\u2019am\u00e8ne au <b>Br\u00e9sil<\/b>, pays de tous les superlatifs, o\u00f9 vit la plus grande communaut\u00e9 catholique du monde. Un pays peu courtis\u00e9 par les Canadiens. \u00c0 vol d\u2019oiseau, un immense tapis vert for\u00eat se d\u00e9roule sous mes yeux. \u00c0 ma descente \u00e0 Sao Paulo, la plus grande ville de l\u2019h\u00e9misph\u00e8re Sud, la touffeur me colle \u00e0 la peau. Un soleil estival g\u00e9n\u00e9reux! Le mercure flirte avec les 30-35oC. Le climatiseur ou le ventilateur est une question de survie au Br\u00e9sil comme le chauffage au Canada.<\/p>\n<p><b>Rio de Janeiro<\/b>, la \u00abville merveilleuse\u00bb, au nom \u00e9vocateur, Corcovado, Pain de sucre,\u00a0 montagnes verdoyantes, baie bleu azur, mythiques plages de Copacabana et Ipanema, c\u00e9l\u00e8bre Carnaval. Quel coup de c\u0153ur que ce d\u00e9fil\u00e9 des meilleures \u00e9coles de samba! Une nuit de carnaval festive, folle, d\u00e9brid\u00e9e (21h00-05h00)! Un kal\u00e9idoscope de musique, danse, chars all\u00e9goriques titanesques, costumes exub\u00e9rants, plumes, strings\u2026 d\u2019une inventivit\u00e9 inou\u00efe. Du bonbon pour les pupilles. Un r\u00eave parfaitement irr\u00e9el. Immense paradoxe que ce pays o\u00f9 richesse et pauvret\u00e9 cohabitent! Rio compte 500 favelas (bidonvilles) pacifi\u00e9es par le gouvernement en vue de la Coupe du monde de football, la FIFA en 2014 et les JO d\u2019\u00e9t\u00e9 en 2016. Une demi-journ\u00e9e, d\u2019escalier en escalier, dans la favela Rocinha, la plus grande d\u2019Am\u00e9rique (250\u00a0000 habitants), reste un moment \u00e9mouvant tatou\u00e9 dans ma m\u00e9moire.<\/p>\n<p>La plus belle carte postale naturelle du monde s\u2019\u00e9crit \u00e0 <b>Igua\u00e7u<\/b> avec ses 275 chutes spectaculaires, ses constellations de papillons color\u00e9s et ses rendez-vous sous les embruns avec la faune locale\u00a0: coatis, serpents, varans, tatous&#8230; Un \u00c9den pour photographes d\u2019une beaut\u00e9 irr\u00e9sistible. F\u00e9erique. Igua\u00e7u n\u2019a rien \u00e0 envier aux chutes Victoria.<\/p>\n<p><b>Brasilia<\/b>, jeune capitale (1960), futuriste, est n\u00e9e sous le pr\u00e9sident Kubitschek et les efforts conjugu\u00e9s de quatre g\u00e9nies cr\u00e9ateurs, l\u2019urbaniste L\u00facio Costa, le l\u00e9gendaire architecte Oscar Niemeyer, tr\u00e8s prim\u00e9, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 10 d\u00e9cembre 2012 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 105 ans, le paysagiste Burle Marx et l\u2019artiste en arts plastiques, Athos Bulcao. La ville se d\u00e9cline en une merveilleuse harmonie d\u2019architectures, sculptures et jardins saisissants.<\/p>\n<p>Une escale s\u2019impose dans la r\u00e9gion du <b>Minas Gerais<\/b>, l\u2019eldorado de l\u2019or au XVIIIe si\u00e8cle, qui rec\u00e8le de charmantes villes historiques coloniales, des \u00e9glises \u00e0 l\u2019architecture baroque et des ruelles pentues pav\u00e9es de pierre. La r\u00e9gion est plant\u00e9e de grands arbres fleuris, car\u00eamiers (floraison de 40 jours) violets ou roses, tulipiers orange, ip\u00eas jaunes, kapokiers fuchsia\u2026.<\/p>\n<p>Cap sur le <b>Pantanal<\/b>, le plus grand mar\u00e9cage du monde o\u00f9 pullule une vie sauvage unique exceptionnelle pour les amateurs de safaris-photos! Les excursions diurnes en 4&#215;4, \u00e0 pied, en cano\u00eb et \u00e0 cheval me font d\u00e9couvrir une pl\u00e9thore de grands oiseaux\u00a0: nandous, jabirus (embl\u00e8me du Pantanal), ibis, aigles, vautours, faucons, h\u00e9rons, aigrettes, cormorans, aras hyacinthes bleus sans n\u00e9gliger les buffles d\u2019eau et loutres g\u00e9antes pendant que les ca\u00efmans et capibaras, les plus grands rongeurs du monde, musardent au soleil. Une sortie nocturne m\u2019invite dans l\u2019antre secret des tapirs, cerfs de marais, renards crabiers et m\u00eame d\u2019un fourmilier portant ses b\u00e9b\u00e9s au dos. Un bonus\u00a0: la transhumance d\u2019un millier de z\u00e9bus sous l\u2019\u0153il de cowboys \u00e0 cheval! Le pays compte 205 millions de z\u00e9bus contre 201 millions d\u2019habitants!!! Pendant l\u2019\u00e9t\u00e9 austral, c\u2019est le soleil mur \u00e0 mur au Br\u00e9sil sauf au Pantanal et en Amazonie en pleine saison des pluies. Le prix? La flotte dans les bottes. Les chevaux pataugent dans l\u2019eau jusqu\u2019\u00e0 la croupe. Face aux vicissitudes du climat, le chasse-moustiques, l\u2019imperm\u00e9able et les bottes de pluie sont de mise.<\/p>\n<p>L\u2019<b>Amazonie, <\/b>la plus grande for\u00eat tropicale du monde! Le plus vaste \u00e9cosyst\u00e8me du monde, riche d\u2019une extraordinaire biodiversit\u00e9 animale et v\u00e9g\u00e9tale! L\u2019Amazone, le 2<sup>e<\/sup> plus long fleuve du monde (6275 km)! La jungle est un bestiaire fabuleux\u00a0: singes, iguanes, paresseux, dauphins, toucans, aras rouges, les plus grands des perroquets (un m\u00e8tre). La \u00a0p\u00eache aux piranhas dans la for\u00eat inond\u00e9e s\u2019av\u00e8re miraculeuse. Un r\u00eave r\u00e9alis\u00e9. Un soir, l\u2019Amazone me d\u00e9voile un tr\u00e9sor unique, un b\u00e9b\u00e9 ca\u00efman \u00e0 caresser. Le temps s\u2019arr\u00eate. Un moment intense. Un repas chez d\u2019hospitaliers \u00abCaboclos\u00bb (m\u00e9tis issus de Portugais et Am\u00e9rindiens) avec leurs mioches, dans leur demeure sur pilotis, est un autre temps fort de mon exploration br\u00e9silienne.<\/p>\n<p><b>Salvador de Bahia<\/b> respire l\u2019Afrique car les descendants d\u2019esclaves africains ont su pr\u00e9server leur culture dans un d\u00e9cor bucolique sur l\u2019Atlantique. Dans cette vibrante et s\u00e9duisante ville aux murs pastel se marient les danseurs de capoeira (association de combat et danse), les percussionnistes et les souriantes Bahianaises dans leur large jupe virevoltante \u00e0 cerceau.<\/p>\n<p>1-\u00a0\u00a0\u00a0 <b><span style=\"text-decoration: underline;\">Avant le voyage<\/span><\/b>\u00a0:<\/p>\n<p>Primo, tout voyage demande une planification incontournable. J\u2019ach\u00e8te des guides de voyage et la carte du pays \u00e0 visiter. Secundo, suite aux lectures, j\u2019\u00e9tablis les points d\u2019int\u00e9r\u00eat et je b\u00e2tis un circuit sur mesure, voire cart\u00e9sien. Tercio, je r\u00e9serve les billets d\u2019avion et les nuit\u00e9es via Internet. Je consulte et je coche ma liste d\u2019effets personnels essentiels \u00e0 mettre dans ma besace\u2026 Ayant des go\u00fbts \u00e9clectiques, je joins parfois un groupe organis\u00e9 \u00e0 partir du Canada. Pour le Br\u00e9sil, j\u2019ai choisi une agence locale qui a coordonn\u00e9 le tout selon mon itin\u00e9raire.<\/p>\n<p><b><span style=\"text-decoration: underline;\">\u00a0<\/span><\/b>2-\u00a0\u00a0\u00a0 <b><span style=\"text-decoration: underline;\">Pendant le voyage<\/span><\/b>\u00a0:<\/p>\n<p>J\u2019aime entrer en relation et cr\u00e9er des liens avec la population locale par le langage non verbal, les poign\u00e9es de main et les petits souvenirs du Canada, cette diff\u00e9rence qui illumine le regard et dessine des sourires. Si je peux visiter une \u00e9cole, mon c\u0153ur bat la chamade \u00e0 la rencontre d\u2019\u00e9coliers. Je suis ouverte et r\u00e9ceptive \u00e0 l\u2019impr\u00e9vu, \u00e0 l\u2019inconnu. Indispensable, mon journal de bord sert \u00e0 colliger les co\u00fbts au quotidien, les anecdotes, les coups de c\u0153ur, les impressions, les coordonn\u00e9es de certains voyageurs et locaux ainsi qu\u2019\u00e0 identifier les photos. Mes g\u00e9n\u00e9reux voisins veillent sur ma propri\u00e9t\u00e9 (d\u00e9blayer la neige en hiver, couper le gazon en \u00e9t\u00e9, cueillir le courrier) et vice versa. Mon fils qui habite \u00e0 30 minutes d\u2019ici abreuve mes plantes.<\/p>\n<p>3-\u00a0\u00a0\u00a0 <b><span style=\"text-decoration: underline;\">Apr\u00e8s le voyage<\/span><\/b>\u00a0:<\/p>\n<p>La t\u00eate farcie d\u2019images imp\u00e9rissables, un choix judicieux de photos \u00e9loquentes, significatives ou inspirantes s\u2019amorce. Plusieurs sont \u00e9lagu\u00e9es. D\u2019autres sont imprim\u00e9es, mises en albums et identifi\u00e9es, une strat\u00e9gie mn\u00e9motechnique pour immortaliser et revivre mon p\u00e9riple et partager ce livre ouvert avec parents et amis. J\u2019exp\u00e9die toujours les photos promises. En groupe, des voyageurs deviennent parfois de bons amis avec qui je reste en contact. Je r\u00e9dige une synth\u00e8se de mes p\u00e9r\u00e9grinations sous forme de po\u00e8me en hommage au pays d\u2019accueil. Quand on croit avoir tout dit, rien n\u2019est moins vrai. Seule l\u2019\u00e2me du voyageur a v\u00e9cu, hum\u00e9, touch\u00e9, ressenti et en revient transform\u00e9e. Et cela est indicible.<\/p>\n<p><b><span style=\"text-decoration: underline;\">Conclusion<\/span><\/b>\u00a0:<\/p>\n<p>\u00c0 mon avis, LA destination id\u00e9ale n\u2019existe pas&#8230; Elle est tributaire des int\u00e9r\u00eats et des attentes, donc, tr\u00e8s personnelle. Il y a trop de destinations id\u00e9ales pour en \u00e9tablir une hi\u00e9rarchie objective. Ma suggestion aux retrait\u00e9s migrateurs se r\u00e9sume en une citation de Mark Twain\u00a0: \u00abDans 20 ans, vous serez plus d\u00e9\u00e7us par les choses que vous n\u2019avez pas faites que par celles que vous avez faites. Quittez le havre de la s\u00e9curit\u00e9, laissez les aliz\u00e9s gonfler vos voiles. Explorez, r\u00eavez, d\u00e9couvrez.\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par: Lucille Fauteux, (Globe-trotter, \u00e9pouse, maman de trois fils et mamie de six petits-enfants &#8211; Ottawa) [slideshow_deploy id=&rsquo;7891&prime;] En 1967, New York m\u2019a inocul\u00e9 la passion du voyage. Une piq\u00fbre contagieuse avec 92 pays au compteur sur 6 continents. Mes int\u00e9r\u00eats riment avec nature, culture, aventure, circuits hors normes, splendeurs in\u00e9dites, flore et faune insolites. 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