{"id":8837,"date":"2015-03-13T10:01:50","date_gmt":"2015-03-13T14:01:50","guid":{"rendered":"http:\/\/retraiteenaction.ca\/blogue\/?p=8837"},"modified":"2015-08-21T21:30:21","modified_gmt":"2015-08-21T21:30:21","slug":"soiree-plein-lune-raquette-gros-mollets-vers-le-refuge-healy-mercredi-le-4-mars-2015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.retraiteenaction.ca\/le-magazine\/2015\/03\/13\/soiree-plein-lune-raquette-gros-mollets-vers-le-refuge-healy-mercredi-le-4-mars-2015\/","title":{"rendered":"Soir\u00e9e pleine lune, raquette gros mollets (vers le refuge Healey) &#8211; mercredi le 4 mars 2015"},"content":{"rendered":"<p><em>par Christiane Bernier<\/em><\/p>\n<p>[slideshow_deploy id=&rsquo;8846&prime;]<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong>Ballade sous influence<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>16h35. P 15. Parc de la Gatineau<\/strong><\/p>\n<p>Nous sommes dix, \u00e0 battre le stationnement de nos bottes et b\u00e2tons, en attendant le d\u00e9part. Un peu d\u2019excitation, quelques retrouvailles, de nouveaux visages. Tous contents d\u2019\u00eatre l\u00e0.<!--more--><\/p>\n<p>Le vent du nord marque sa souverainet\u00e9. On esp\u00e8re le bois, pas trop loin, qui nous enveloppera.<\/p>\n<p>\u00c7a y est, en route !<\/p>\n<p>Le sentier, aplani par d\u2019autres marcheurs tout aussi enthousiastes, fait opter pour les crampons, laissant les raquettes vouloir une neige neuve.<\/p>\n<p>Petit vallon que l\u2019on attaque avec entrain. Descente et remont\u00e9e pour se mettre en forme. Un arr\u00eat \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du bois\u00e9 o\u00f9 l\u2019on admire, au loin, la po\u00e9sie de cette neige vierge de pas humains. Le vent nous quitte enfin.<\/p>\n<p>Puis c\u2019est le bois, princier sous le soleil qui penche. Reflets dor\u00e9s des arbres. Sourires des marcheurs. Les gazelles vont devant, \u00e9nergiquement, comme d\u2019habitude.<\/p>\n<p>Les autres se coulent dans un pas mod\u00e9r\u00e9, agr\u00e9ment\u00e9 de <em>jasing<\/em>. On \u00e9change les nouvelles. On fait les mises \u00e0 jour.<\/p>\n<p>Le temps est au beau.<\/p>\n<p><strong>17h05. Au marais <\/strong><\/p>\n<p>Bien \u00e9chauff\u00e9s, toujours enthousiastes, une pause\u00a0: pour le bonheur de se sentir dans un ailleurs, au milieu de la for\u00eat. Pour vivre la chance de cette g\u00e9n\u00e9reuse beaut\u00e9 qui s\u2019offre \u00e0 nous.<\/p>\n<p><strong>17h40. Refuge Healy<\/strong><\/p>\n<p>Le soleil se meurt apr\u00e8s nous avoir accompagn\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 la porte. Merci \u00e0 lui.<\/p>\n<p>Une sympathique petite famille, d\u00e9j\u00e0 attabl\u00e9e, jouit du cong\u00e9 scolaire. Ils ont aliment\u00e9 le po\u00eale. On s\u2019installe. On d\u00e9balle. On s\u2019exclame. On rit. Ben voyons! On ne mangera jamais tout \u00e7a! Abondance et d\u00e9couvertes gustatives. Il y a l\u00e0 des mousses de crevettes et de homard. Des trempettes. Des p\u00e2t\u00e9s. Des feuillet\u00e9s aux champignons. Des entr\u00e9es chaudes de pois chiches, de fruits de mer aux amandes. Du riz au cari, des salades, du taboul\u00e9, du riz mexicain, des fromages, toutes sortes de pain et biscottes, des noix, des dattes, des g\u00e2teaux capuccino\u2026 alouette! Et, bien s\u00fbr, quelques petits boires de choix pour relever le tout.<\/p>\n<p>La chaleur est intense. Dans les yeux. Dans les sourires.<\/p>\n<p>On n\u2019en finit plus de servir et se resservir. D\u2019\u00e9changer des recettes. De chanter. De raconter\u2026<\/p>\n<p>Bref, de parler de toutes ces menues choses qui font la vie lorsqu\u2019on est heureux.<\/p>\n<p><strong>19 h 10, d\u00e9j\u00e0 ?!<\/strong><\/p>\n<p>Pas le choix\u00a0: on ramasse. Remet blousons, tuques, crampons. Les sacs \u00e0 dos sont moins lourds. Mais le ventre\u2026 !<\/p>\n<p>Dehors. Elle est l\u00e0, qui nous attend, splendide dans son ciel <em>mottonn\u00e9<\/em>. Veille de pleine lune.<\/p>\n<p>Un moment de pur \u00e9merveillement. On h\u00e9site entre un silence b\u00e9at et des appels hulul\u00e9s aux loups garous.<\/p>\n<p>Puis la marche reprend. Ouf! La remont\u00e9e du d\u00e9part\u2026<\/p>\n<p>Bient\u00f4t on \u00e9teint les lampes frontales, nous laissant s\u00e9duire par les ombres lumineuses qui dansent sous les arbres et sous nos pas, cr\u00e9ant des halos lunaires de pr\u00e9sence magique.<\/p>\n<p>Silence et f\u00e9\u00e9rie. Pl\u00e9nitude d\u2019\u00eatre en soi, avec d\u2019autres, dans ce ravissement.<\/p>\n<p>Nouvel arr\u00eat au marais. On tente de retenir la nuit,\u00a0qui se d\u00e9robe\u00a0: les photos ne retiendront rien.<\/p>\n<p>Qu\u2019importe\u2026 le souvenir se grave en nous, \u00e9tincelant et chaleureux.<\/p>\n<p>Mais voil\u00e0 la derni\u00e8re cr\u00eate\u00a0: entre ciel laiteux et neige lumineuse, nos silhouettes sombres sur l\u2019horizon.<\/p>\n<p>Au loin, des lampadaires.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>20 h 05. Au P 15<\/strong><\/p>\n<p>Retour. Trop vite. On n\u2019est pas pr\u00eats \u00e0 remettre nos allures de ville.<\/p>\n<p>Pourtant, on n\u2019est d\u00e9j\u00e0 plus les marcheurs qui sont partis quelques trois heures plus t\u00f4t.<\/p>\n<p>La lune, toujours vaillante et magnifique, pour notre bonheur, a su r\u00e9sister jusqu\u2019\u00e0 la fin aux d\u00e9sirs des nuages voulant l\u2019encapuchonner. Le charme a op\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>Sous l\u2019influence d\u2019une euphorie d\u2019h\u00e9lium\u00a0: on flotte.<\/p>\n<p>Enchantement, harmonie, rires et partage\u2026 Un c\u00e2lin pour la route.<\/p>\n<p>Merci Marie de nous avoir convi\u00e9s \u00e0 ce banquet de la nuit.<\/p>\n<p>Compte sur nous l\u2019an prochain !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>par Christiane Bernier [slideshow_deploy id=&rsquo;8846&prime;] Ballade sous influence 16h35. P 15. Parc de la Gatineau Nous sommes dix, \u00e0 battre le stationnement de nos bottes et b\u00e2tons, en attendant le d\u00e9part. Un peu d\u2019excitation, quelques retrouvailles, de nouveaux visages. Tous contents d\u2019\u00eatre l\u00e0.<\/p>\n","protected":false},"author":31,"featured_media":8848,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[45],"tags":[],"class_list":["post-8837","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-raquettes","has_thumb"],"acf":[],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.retraiteenaction.ca\/le-magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8837","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.retraiteenaction.ca\/le-magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.retraiteenaction.ca\/le-magazine\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.retraiteenaction.ca\/le-magazine\/wp-json\/wp\/v2\/users\/31"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.retraiteenaction.ca\/le-magazine\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8837"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.retraiteenaction.ca\/le-magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8837\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9172,"href":"https:\/\/www.retraiteenaction.ca\/le-magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8837\/revisions\/9172"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.retraiteenaction.ca\/le-magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8848"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.retraiteenaction.ca\/le-magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8837"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.retraiteenaction.ca\/le-magazine\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8837"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.retraiteenaction.ca\/le-magazine\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8837"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}